PREMIÈRE LECTURE :
Jc 5, 1-6
« Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers, le voici qui crie, et leurs clameurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur »
Lecture de la lettre de saint Jacques
PSAUME :
Ps 48 (49), 14-15ab, 15de-16, 17-18, 19-20
EVANGILE :
Mc 9, 41-50
« Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
MÉDITATION :
Une possible clé de lecture des textes de ce jour pourrait être celle-ci : la vraie sagesse nous rend capables de discerner la vraie richesse de celle qui est apparente, et de nous détacher de tout ce qui ne nous conduit pas vers le vrai bonheur.
La lettre de saint Jacques que nous lisons depuis la semaine dernière, est un message d’éthique (indications pratiques sur la manière de se conduire dans la vie) fondée sur les traditions prophétiques et sapientiales de l’Ancien Testament.
Dans le passage que nous méditons aujourd’hui, saint Jacques adresse un avertissement sévère à la société de son temps, une société dans laquelle les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres, de plus en plus pauvres et méprisés.
À la suite des sages et des prophètes, il met en évidence le caractère éphémère de la richesse.
Dans l’Évangile, nous sommes en présence d’un ensemble de sentences très radicales, que Jésus prononce pour tout le monde. Relevons par exemple : « Celui qui entraînera la chute d’un de ces petits…mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au coup une de ces meules…et qu’on le jette à la mer ; Si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la…si ton pied est pour toi une occasion de péché, coupe-le…Si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le… » (vv. 42-47).
La toile de fond de ces sentences c’est qu’il faut se garder de scandaliser les petits qui ont la foi en Jésus. Cela veut dire qu’il ne faut ni entrainer l’autre au péché, ni tomber soi même dans le péché ; car le péché est un poison mortel.
Quant aux petits dont il est question ici, ceux-ci ne sont pas nécessairement les enfants, mais toute personne dont la foi est fragile. Et la vie éternelle est si absolue qu’elle mérite tous les sacrifices au détriment du péché.
Pour cette raison, Jésus indique à travers un langage paradoxal, dur et radical, propre à la culture sémitique, que mieux vaut « sacrifier » certains organes vitaux, que d’adhérer au péché et s’exposer à la damnation éternelle, symbolisée par la Géhenne.
Évidemment, il convient de ne pas interpréter littéralement ces versets. C’est pourquoi renoncer par exemple aux pensées maléfiques, se taire lorsque la conversation prend la tournure des injures, nous éloigner de tout ce qui peut nous induire au péché, vivre le paradoxe chrétien qui consiste à perdre pour gagner,…représentent d’importants sacrifices.
Le passage finit avec une exhortation conséquente: «…Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns les autres. »(v. 50b).
A vrai dire, si le disciple ou le chrétien de toutes ses forces a horreur du péché, il sera par comparaison au sel qui donne goût et conserve les aliments, celui qui donne goût à la vie, resplendit de la beauté de la vie chrétienne et ce faisant témoigne d’un monde de paix et de frères.
« Quiconque demeure en lui (Jésus Christ) ne pèche pas. Quiconque pèche ne l’a vu ni connu… Celui qui commet le péché est du diable, car le diable est pécheur dès l’origine » (1Jn3,6.8).
Sommes-nous convaincus qu’étant nés de Dieu, nous sommes appelés à éviter le scandale ou à ne plus pécher ? Avons-nous pour loi celle de l’amour ou celle du scandale et du péché ?
PRIÈRE :
Seigneur, inspire-nous de toujours trouver en ta Parole l’expression de ta sagesse. Qu’elle nous rend libres des vanités de ce monde et nous mène à l’essentiel qui est la vie éternelle. De tout scandale Seigneur, délivre-nous.
ACTION :
Veille à ne pas abuser de la miséricorde de Dieu en refusant de pécher.
EXCELLENTE JOURNÉE SOUS LA DIVINE PROTECTION PAR L’INTERCESSION DE LA SAINTE VIERGE MARIE.
Rédaction

