Onze mois après la mise sous état de siège de leur province, les députés provinciaux et nationaux du Nord-Kivu proposent des mesures d’assouplissement de l’état de siège en vigueur dans leur province depuis le 6 mai 2021.
De l’état de siège, les élus provinciaux et nationaux ont proposé mercredi l’instauration de l’état d’urgence, avec l’administration civile, au Palais du peuple, à l’occasion d’une réunion d’évaluation sécuritaire et administrative de cette province.
De ce fait, ils renvoient les militaires au front pour combattre l’ennemi.
Par contre, ces élus du peuple demandent au chef de l’État d’abroger l’état de siège qui, à leurs yeux, a montré ses limites et qu’il instaure plutôt un état d’urgence sécuritaire.
A en croire l’élue de Lubero, le nombre d’égorgements est aujourd’hui estimé à plus de 1.000% qu’avant l’état de siège, sans compter des villages brûlés et près de 56.000 familles déplacées en Ouganda.
« Et nous nous sommes dit qu’il est peut-être temps que le chef de l’État décide plutôt de l’état d’urgence sécuritaire à la place de l’état de siège. Qu’on revienne à l’administration civile et que les militaires aillent au front faire la guerre comme le font Sokola 1 et les UPDF. Ils ( ndlr : les gouverneurs militaires) ne font presque plus la guerre. Ils ont été nommés et, en définitive, ils sont plutôt dans la gestion des conflits fonciers, coutumiers, même une femme qui se dispute avec son mari, ils sont là.
» Ils vendent une parcelle à plusieurs personnes, ils vendent même des cimetières maintenant », a-t-elle fait observer.
Le gouvernement a adopté le 4 mars la modification de l’ordonnance du 3 mai 2021 portant proclamation de l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu. Cette modification consistera, notamment à circonscrire l’action répressive des juridictions militaires dans les provinces sous état de siège à des infractions d’une certaine gravité
Sarah la koboline

