Le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, a reçu en audience lundi une délégation conduite par M. Aristide Ongone Obole, représentant résident de la FAO en RDC.
Au sortir de l’audience, le représentant résident de la FAO/RDC s’est exprimé en ces termes :
« Se retrouver à l’Assemblée nationale n’a jamais été une coïncidence. C’est une rencontre qui a été prévue de la longue date. J’ai dû rencontrer à plusieurs reprises le président de l’Assemblée nationale pour préparer cette rencontre où il a été question, sur requête du gouvernement de la RDC, de mette en place en RDC l’Alliance parlementaire pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, qui est fonctionnelle dans les autres pays de la sous-région de la CEEAC ».
Cette alliance, a-t-il ajouté, devra se mettre en place cette semaine. C’est pour cette raison que le représentant résident s’est fait accompagner des délégation des
parlementaires du Gabon et du Congo-Brazzaville, pays qui disposent déjà de ces alliances et qui se retrouvent à Kinshasa pour appuyer le Parlement de la RDC à mettre en place cette alliance parlementaire.
Etant donné que la situation de la sécurité alimentaire en RDC est catastrophique, et la RDC n’est pas le seul pays de la sous-région dans cette situation, la délégation a estimé que le gouvernement seul ne parviendra pas à accorder l’importance et les moyens nécessaires à mettre en place l’Alliance parlementaire, raison pour laquelle les parlementaires doivent s’impliquer pour que ce secteur qui connait beaucoup de péripéties en RDC puisse démarrer avec l’appui des parlementaires.
Le secrétaire général du réseau au niveau de l’Afrique centrale et sénateur du Gabon Jean-René Zamba Mabo, s’est de son côté appesanti sur les missions du parlementaire.
« Trois missions essentielles d’un parlementaire : consentir l’impôt pour constituer le budget par la suite, contrôler l’action du gouvernement et de voter des lois. C’est au niveau de la constitution du budget, la prise de conscience, car l’agriculture est un domaine de souveraineté ».
Pour lui, hormis le problème d’agriculture, il y a aussi le problème de qualité de la nourriture, la qualité de la distribution et le prix.
Toutes ces questions, les parlementaires doivent s’intéresser, soit à voter des lois, soit à interroger les actifs.
Rappelons que la décision de doter l’Afrique d’Alliance avait prise deux ans passés à Brazzaville.
Sarah la koboline

