C’est ce lundi 17 octobre 2022, que le Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo (CALCC) s’est exprimé, après le Conseil des Ministres du vendredi dernier, sur les conflits fonciers nés de l’application des décisions judiciaires et administratives qui se sont soldées par le déguerpissement des populations locales de leurs villages ainsi que par des actes de violence déplorables dans le territoire de Mbanza-Ngungu dans le Congo-Central.
Dans son speech, « le Magistrat suprême devra sérieusement s’impliquer afin que l’Institution judiciaire sanctionne sans complaisance les instigateurs de ces conflits pour que le congolais soit libre et fier d’habiter chez lui; car, dit-on, on ne vit bien que chez soi », a souligné Me Jean Bosco Lalo, Président national du CALCC.
Pour être complet, « les mêmes sanctions devront se porter sur ceux qui autorisent les constructions anarchiques dans des endroits non aedificandi comme les cimetières, les voies publiques,… car, nous voulons une gouvernance foncière responsable, porteuse de paix et du bien-être social », a-t-il ajouté.
Le CALCC déplore que ce sont souvent les membres des institutions publiques censés gérer légalement ces conflits qui en sont au contraire, des principaux instigateurs.
Au regard de ce qui se passe à Mbanza-Ngungu, « nous attirons l’attention du Gouvernement sur le fait que le foncier est une source majeure des conflits que connaît le pays. Nous pensons qu’une gestion responsable du foncier national peut éviter au pays le pire qui s’observe dans plusieurs de nos provinces », conclu Jean Bosco Lalo, au nom du CALCC ainsi que les autres Organisations de la Société civile et Mouvements citoyens.
Germain Aboki

