Cette activité qui a connu la participation de plusieurs Experts à la matière et membres de la Société civile a eu lieu ce jeudi 01 décembre 2022 à Kinshasa, organisée par le Comité Interinstitutionnel de la lutte contre l’Apatridie en RDC (CTLA) en partenariat avec l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs.
Me Jean-Bosco Lalo, Point focal de CTLA et Coordinateur national du CALCC qui a pris parole en premier à l’ouverture de cette activité, a laissé entendre que la problématique autour de l’apatridie et la nationalité nous concerne tous.

« Nous ne devons pas faire semblant, mettons-nous donc au travail et efforçons-nous, chacun et chacune, pour assurer toutes les dispositions relatives à cette question », a-t-il imploré.
sous le thème « Atelier de renforcement des capacités des membres du cadre des concertations de la société civile, sur la nationalité et l’apatridie », cet atelier fort enrichissant devrait entre autres, permettre aux congolais de pouvoir prouver leur nationalité congolaise, dans un contexte où plus de 10 millions de personnes dans le monde se retrouvent en ce jour dans une situation d’apatridie.
« Les causes de ce fléau sont nombreuses, à la fois structurelles et conjoncturelles. Mais, l’on peut citer à titre indicatif : les défaillances du système d’enregistrement des faits d’état civil et du cadre législatif sur la nationalité, le défaut d’enregistrement des naissances à l’état civil, mais surtout l’ignorance des mécanismes préventifs de l’apatridie, sans oublier les mentalités rétrogrades sur l’enregistrement des naissances », a pour sa part, renchéri Christian Makambo, Assistant aux Opérations et Chargé de protection/CTLA Expert & Formateur en Nationalité, État civil et Apatridie.
C’est pourquoi, le Comité Technique Interinstitutionnel de Lutte contre l’apatridie ( CTLA ) entend renforcer les capacités des membres du Cadre des Concertations de la Société civile, sur la nationalité et l’apatridie, mais également sur les enjeux de l’adhésion de la RDC aux conventions de 1954 relative au statut des apatrides et à celle de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie, a-t-il précisé.
Germain Aboki

