Le CALCC et ses autres organisations de la société civile et Mouvements citoyens n’obtempérent pas. Pour eux, l’état de siège a suffisamment démontré ses limites dans la lutte contre l’insécurité et la neutralisation des groupes armés au Nord-Kivu et en Ituri.
Dans une voix unanime ce lundi, « nous n’allons jamais nous fatiguer de dénoncer les prorogations répétitives et inefficaces de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu où massacres et tueries font leur bonhomme de chemin », déclarent ces organisations de la société civile dans le compte-rendu de leur Tribune citoyenne d’échange hebdomadaire parvenu à votre média.
« Nous nous demandons pourquoi notre Gouvernement fait-il sourd oreille aux positions clairement exprimées par les kivutiens et les ituriens lors de la dernière Mission officielle du Premier Ministre à qui ils ont demandé de mettre fin à cette histoire de l’Etat de siège dans ces provinces », lâchent-elles.
Par ailleurs, « nous décrions haut et fort l’économie du Projet de Loi portant habilitation du Gouvernement. Ce texte, dit-on, aura l’avantage de permettre au Gouvernement de prendre par Ordonnances-Lois, des mesures concernant les matières relevant du domaine de la Loi, pendant les vacances des deux Chambres du Parlement », indiquent le CALCC et ses partenaires, faisant allusion notamment à l’autorisation de prendre des mesures sur l’état de siège et sur la Police Judiciaire des Parquets.
« Pour le cas de l’Ituri et du Nord-Kivu, nous ne voulons plus de l’état de siège, et dénonçons le caractère arbitraire ou dictatorial que peut revêtir une pareille habilitation à l’absence du Parlement », ont-ils chuté.
Germain Aboki

