Le rapport de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) dresse un tableau sombre revenant sur le nombre des victimes qui ont perdu leurs vies dans des atrocités.
D’après l’OCHA, ils sont comptés au moins 150 civils qui ont été fauchés en moins de 2 mois seulement.
À en croire la même source, la contrée la plus affectée est la zone de santé de Kamango qui a été visée par 8 attaques depuis janvier, lesquelles attaques ont coûté la vie à près de 40 personnes.
« Des groupes armés y ont tué près de 150 personnes entre le 1 janvier et le 23 février, selon plusieurs sources. La zone de santé de Kamango considérée comme zone d’accueil des personnes déplacées jusqu’ici est la plus touchée depuis le début de l’année. Au moins 8 attaques y ont fait environ 40 morts avec un centre de santé incendié, contraignant une organisation humanitaire à suspendre partiellement son projet d’assistance », souligne le rapport onusien.
Une situation qui inquiète l’ONU suite aux multiples incursions attribuées aux groupes armés locaux, notamment les rebelles ADF.
» Par conséquent, plusieurs centaines de population sont contraintes d’abandonner leurs zones », note le document.
Selon la source, cet afflux massif des déplacés n’a fait qu’accroître la vulnérabilité des personnes qui ont fui la guerre et qui sont cantonnés dans des milieux d’accueil sans aucune assistance.
« Ces personnes déplacées se sont ajoutées aux 16 mille autres qui y vivaient déjà depuis plusieurs mois sans assistance d’urgence en vivres et articles essentiels. Les acteurs humanitaires intervenant à partir de Beni éprouvent des difficultés à y déployer de l’aide, certaines ont suspendu leurs projets ou délocalisé momentanément leurs équipes à cause de l’insécurité », indique-t-il.
Depuis plus de 8 ans, rappelle-t-on, la région de Beni fait face à l’activisme du groupe armé ougandais ADF (Allied democratic forces) qui y entretient des massacres des civils.
Cedrick Sadiki Mbala

