Après plusieurs observations, le CALCC et ses partenaires s’inquiètent de la « légèreté » avec laquelle la question sécuritaire est traitée au Conseil des Ministres.
« Nous nous écrivons en faux contre cette malheureuse habitude du Gouvernement de mettre chaque fois là situation sécuritaire du pays dans le simple point d’information car, c’est minimiser ou même être complice de la souffrance qu’endure notre peuple en cette période d’insécurité généralisée », lit-on dans le document sanctionnant la tribune citoyenne d’échange organisée par le CALCC ce lundi 03 octobre 2022.
Pour le CALCC et ses partenaires de la Société civile, les questions sécuritaires doivent chaque fois, faire objet d’une discussion sérieuse avant d’aboutir aux résolutions suivies de très près aux Conseils des Ministres.
L’insécurité se trouve aujourd’hui à la porte de la capitale pendant que le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières ne cesse de donner comme « simple information » tous les vendredis au Conseil des Ministres que « la situation sécuritaire est sous le contrôle total de nos forces armées », s’étonnent le CALCC et les autres Organisations de la Société civile et Mouvements citoyens.
« Nous nous posons toujours la question de savoir si le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières vit au Congo ou sur une autre planète car, s’il ne le sait pas, il faudrait qu’il s’informe », au regard de sa traditionnelle formule : « la situation sécuritaire est sous contrôle… », ce qui scandalise la population qui vit dans l’insécurité totale de l’Est à l’Ouest, ajoutent ces organisations de la société civile, dans une voix unanime.
Germain Aboki

