Pour marquer la commémoration des victimes du 16 février 1992 de son caractère religieux, le Collectif du 16 février a organisé mercredi une messe des chrétiens ayant trouvé la mort lors d’une marche.
Cette célébration liturgique dite par l’abbé Bonaventure Lawu, prêtre de l’archidiocèse de Kinshasa, témoin de ces événements malheureux qui a rappelé les circonstances ayant poussé les chrétiens à manifester leur désarroi.
C’est dans l’esprit de cette parole de la bible où il est écrit : » à cause de Sion, je ne me tairais pas « . Braver la peur c’est l’esprit qu’habitait les chrétiens catholiques et des hommes de bonnes volontés de 1992.
Mr l’abbé Lawu a rappelé également que les chrétiens ne réclamaient pas le pouvoir, mais plutôt la reconstruction d’un nouveau pays, d’un nouveau Zaïre.
Que dire de 30 ans après, le célébrant de la messe a fait savoir que le peuple congolais est déjà mature, avant de l’appeler aux responsabilités à tous les enjeux.
» Ce peuple ne veut plus de promesses inutiles, mais le réalisme auprès des autorités compétentes », a-t-il souligné.
La messe a connu la participation de plusieurs chrétiens et des hommes politiques dont Martin Fayulu .
Plusieurs souvenirs parlants ont honoré la mémoire des chrétiens victimes du 16 février.
PNM

