CENI: la Voix et leadership des femmes plaide pour le respect du genre au processus électoral

Une délégation de « Voix et leadership des femmes » a échangé lundi avec Joséphine Ngalula, membre de la plénière de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), au siège de cette institution.

Mme Joséphine Ngalula a indiqué que cette délégation conduite par Mme Astrid Tambwe, son porte-parole, a introduit auprès de la Ceni son argumentaire pour contribuer à l’élaboration de la loi électorale afin de pouvoir tenir compte de la donne représentation paritaire homme/femme dans toutes les propositions en lien avec la loi électorale.

« Nous les avons rassurées que le président de la Ceni, Denis Kadima Kazadi, l’a si opportunément bien indiqué lors de la tenue le 4 mars 2022 de la réunion préparatoire du cadre de concertations Genre-Diversité-Élections que violer les droits de la femme, c’est transgresser les droits humains. C’est une question de vie », a-t-elle rappelé.

Avant de préciser : « Nos partenaires ont proposé 9 articles à amender pour corriger les incohérences existant, notamment dans l’article 13 de la Constitution. La nouvelle image que nous voulons imprimer, va assurément confirmer notre ambition d’aller dans ce sens. Elles sont venues forcer une porte déjà grandement ouverte et ont souhaité que la Ceni devienne leur alliée en cette matière ».

De son côté, la porte-parole de « Voix et leadership des femmes » s’est réjouie de l’entrevue de ce jour en écoutant les propos du membre de la plénière de la Ceni.

« Nous sommes en train de travailler sur la réforme électorale et quoi de plus naturel que nous puissions prendre contact avec la Ceni, l’institution par excellence qui y œuvre déjà. Notre souci est qu’on intègre la représentation paritaire homme/femme selon les prescrits de la Constitution. Nous sommes fort ravies en apprenant les dispositions prises par la Centrale électorale sur cette question. Il nous a été dit que nous forçons une porte déjà ouverte et nous pouvons confirmer que la Ceni est notre alliée dans cette démarche. Nous en repartons fort ravies des entretiens enrichissants que nous avons eus qui nous montrent que nous sommes bien un État de droit qui est respectueux des textes », a fait valoir Mme Astrid Tambwe.

Cette structure qui est financée par le gouvernement canadien, appuie les femmes congolaises pour leur participation dans les instances de prise de décisions et la jouissance des droits fondamentaux des femmes.

Sarah la koboline


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