Condamnant avec fermeté les récents massacres dans la province de l’Ituri, le Bureau national du Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo (CALCC) et ses autres organisations de la société civile et celles des Mouvements citoyens, plaident pour « une poursuite judiciaire contre le Gouverneur militaire de l’Ituri, Johnny Luboya et ses collaborateurs directs de Mahagi, Djugu et Irumu ».
Depuis le début de cette année, plus d’une centaine des personnes ont été gratuitement abattues par des miliciens CODECO et autres, dans les territoires de Mahagi, Djugu et Irumu, sous le silence visiblement complice du Gouverneur militaire, laisse entendre Me. Jean-Bosco Lalo, Président national du CALCC.
Ce que vit la population de l’Ituri, c’est un carnage à ciel ouvert accompagné « des dégâts matériels et humanitaires indescriptibles », témoignage-t-il.
Très indigné de la passivité des autorités tant provinciales que nationales face à cette question qui n’a d’ailleurs nullement été reprise lors du dernier Conseil des Ministres conduit par le Président Félix Tshisekedi, le CALCC et ses partenaires de la Société civile et Mouvements citoyens estiment que toutes ces tueries (Largu, Blukwa, Drodro,… dernièrement) « entament directement la responsabilité des institutions nationales Présidence, Parlement et Gouvernement). »
Au moment où le Gouverneur militaire de l’Ituri ayant reçu mission primordiale de mettre fin à ces atrocités et instaurer la paix se livre au jeu de ping-pong avec le Président de l’Assemblée provinciale de l’Ituri, Siméon Banga, pendant que des personnes meurent, le CALCC et ses partenaires demandent « une poursuite judiciaire contre le Gouverneur militaire de l’Ituri et ses collaborateurs directs de Mahagi, Djugu et Irumu », dans un communiqué de presse ce 16 janvier 2023 à Kinshasa.
Germain Aboki

