Cet acteur influent de la Société civile et Coordinateur du Bureau National du Conseil des Laïcs Catholiques du Congo, le CALCC, souligne l’importance d’une « vraie cohésion nationale » face à la guerre imposée à la RDC dans partie Est.
Pour lui, l’heure est grave. « L’appel à une vraie cohésion nationale au-delà des affinités politique, tribale et régionale est d’une grande urgence face au danger imminent d’éclatement ou de la balkanisation qui est déjà en face. Les arrangements politiques qui s’observent par-ci par-là, tout en sacrifiant le besoin réel de la population doit disparaitre en ce moment crucial pour mettre au moins une fois l’intérêt supérieur de la population au premier plan », a affirmé Me Jean-Bosco Lalo.
En tout cas, « les alliances militaires mercantiles doivent aussi impérativement cesser et laisser place à une réelle valorisation de nos propres forces armées qui doivent être motivés à un sens élevé du patriotisme et du sacrifice », a-t-il poursuivi.
Et d’ajouter, « l’intégrité territoriale et la souveraineté étant non négociables, chacun à son niveau doit se mobiliser pour sauver le pays. La lutte contre le pillage de nos ressources et l’occupation des terres doivent être l’affaire de tout le monde. Si les congolais ne se mobilisent pas eux-mêmes, leur salut ne viendra pas d’ailleurs ».
Visiblement touché par cette situation, « le nombre de morts ne fait qu’augmenter au jour le jour en dépit de l’Etat de siège en Ituri, au Nord Kivu et ailleurs. Personne ne parle de nos Forces loyalistes qui perdent leur vie sur les terrains de bataille ni ne mentionne le nombre incalculable des déplacés internes qu’entrainent ces conflits derrière lesquels même la Communauté internationale et les Organisations régionales ont une position de complicité et de grande hypocrisie », a dénoncé le Coordonnateur national du CALCC.
Sans détour, « l’Etat doit rendre enfin à la justice son droit de noblesse, car si des gens qui ont jadis étaient coupables des crimes ignobles, sont non inquiétés, comment nos jeunes qu’on appelle au patriotisme, s’y engageront-ils ? », a-t-il déclaré.
Germain Aboki

