La délégation conduite par le président de la commission Défense et Sécurité, le député national Bertin Mubonzi, a déposé vendredi auprès du président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, un rapport complet de l’évaluation de la mise en œuvre de l’état de siège.
C’est après avoir écouté tous les acteurs de terrain impliqués dans la mise en application de l’état de siège et des évaluations de terrain.
Au sortir de cette audience, le président Mubonzi a circonscrit le cadre général de cette rencontre qui a eu lieu à quelques heures de la rentrée parlementaire de mars 2022.
« Ce sont les vacances parlementaires, la situation sécuritaire de notre pays ne nous a pas permis d’être vraiment en vacances, parce qu’on travaillait d’arrache-pied, on a été au four et au moulin.Certains collègues étaient même sur le terrain pour essayer de comprendre la situation de plus près et être prêt pour le session de mars, de manière à apporter des solutions à tous ces problèmes d’insécurité que nous observons à l’Est de la République et ainsi permettre à la vision du chef de l’État, qui est celle de restaurer la paix et l’autorité de la État à l’Est du pays puisse devenir une réalité », a-t-il dit.
« La rencontre avec le speaker de la chambre basse du Parlement était donc une occasion pour le bureau de la commission Défense et Sécurité d’échanger avec lui pour que nous puissions déjà préparer les choses et savoir comment nous allons aborder certaines questions, La rencontre a permis de se faire une idée claire de la manière dont nous allons aborder la session de mars dans le secteur qui est le nôtre, à savoir : la défense et la sécurité », a déclaré Bertin Mubonzi.
S’agissant de la pétition contre le bureau Mboso, la Commission Défense et Sécurité rétablit la vérité : « Ce n’est pas de la responsabilité du président de l’Assemblée nationale d’appliquer ces recommandations ».
Au groupe de ceux qui veulent se procurer, coûte que coûte la tête du président de l’Assemblée nationale, le député a recommandé ceci: » Il faut éviter la surenchère et de la récupération politique sur des dossiers aussi sérieux que la survie de la nation ».
Ce point-là, la commission, sans pression aucune, ni considération, a discuté avec le président Mboso pour voir comment elle va aborder ces questions à la session de mars.
Et puisqu’elle a formulé des recommandations adoptées par la plénière, la commission se propose de rencontrer l’exécutif pour qu’elle puisse faire l’état des lieux de la mise en oeuvre de ces recommandations sur le plan technique.
AMM

