La Société Civile forces vives du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, appelle le gouverneur de province à prendre des mesures nécessaires pour réduire considérablement les frais de participation à l’Examen d’Etat (EXETAT) pour l’édition 2021-2022.
C’est ce qu’indique un communiqué de presse signé ce jeudi dont une copie nous est parvenue.
Dans ce document, la société civile indique que les frais fixés ne sont pas réalistes et mesurables conformément à la situation socio-économique et sécuritaire actuellement au Nord-Kivu, à la suite de la mise en place de l’état de siège par le Chef de l’Etat.
«Plusieurs familles restent en déplacement forcé dans tous les coins du territoire de Masisi vivant ainsi dans des conditions humanitaires très précaires. Suite à l’insécurité grandissante qui prévaut dans cette partie de la RD Congo, plusieurs familles n’ont plus accès à leurs champs et le climat d’affaire est en perte de vitesse totale, pour ne citer que cela parmi les dégâts de l’insécurité», lit-on dans ce communiqué.
Pour cette structure citoyenne, au cours de l’année scolaire 2020-2021, plusieurs parents ont connu « d’énormes difficultés » à payer les frais scolaires de leurs enfants. Ce qui selon elle, a conduit à une perturbation généralisée, ou même l’abandon de certains, faute de moyens.
La Société Civile considère que réduire ces frais donnera la chance à tous les finalistes qui résistent encore malgré la misère de leurs familles, de finaliser l’année en bonté.
Pour rappel, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le lieutenant-général Constant Ndima, a fixé dans un arrêté datant du 24 février, les frais de participation à l’EXETAT à 60.5 dollars américains, soit 121 milles francs congolais par élève.
Cedrick Sadiki Mbala

