PREMIERE LECTURE : Is 49, 8-15
PSAUME : 144 (145), 8-9, 13cd-14, 17-18
EVANGILE : « Comme le Père relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils fait vivre qui il veut »
(Jn 5, 17-30)
L’extrait de l’Evangile de saint Jean proposé à notre méditation aujourd’hui met en scène la confrontation entre Jésus et les chefs religieux de son temps. Ceux-ci l’attaquent, premièrement parce que Jésus vient de guérir un paralytique le jour du Sabbat, qui est un jour sacré, un jour de repos à l’honneur de Dieu. Deuxièmement, les chefs religieux condamnent Jésus pour sa prétention d’être l’égal de Dieu puisqu’il appelait Dieu son Père.
Jésus, nous le savons, est venu donner la vie au monde. Saint Jean présente le contenu de cette mission de Jésus dès le prologue de son Evangile : « Au commencement était le Verbe et le verbe était en Dieu, et le verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. » (Jn1, 1-4) L’on comprend donc à travers ce prologue que l’œuvre du Fils c’est de donner la vie au monde. Et cette œuvre ne peut être obstruée par aucune loi. A travers l’action de Jésus c’est la fausse interprétation de la loi de Dieu qui est condamnée. Si le Sabbat est le jour du repos de Dieu, donner la vie ne va pas à l’encontre de ce repos. Et Jésus est venu justement pour que tout homme qui croit en lui ait la vie en abondance. A travers l’œuvre du Fils c’est la vie de Dieu qui nous ait donnée. En faisant marcher le paralytique c’est l’œuvre de Dieu qui est manifestée. Saint Irénée, évêque de Lyon disait : « La gloire de Dieu, c’est l’Homme vivant. » Il s’agit de l’homme débout, capable de glorifier Dieu par le travail de ses mains.
Par ailleurs, à travers son œuvre Jésus montre aux Juifs la parfaite communion qui existe entre lui et son Père. « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. » Cette communion entre le Père et le Fils montre qu’il n’y a aucune prétention dans l’œuvre du Fils. Les propos de Jésus devraient nous aider à ouvrir nos cœurs, afin qu’ils deviennent des lieux d’accueil de la Vie qui nous est offerte gratuitement par Dieu. Ainsi, le temps de carême est pour nous, le temps au cœur duquel nous sommes invités à accueillir l’œuvre du Christ, qui se rendra manifeste le jour de la résurrection. Le prophète Isaïe, dans la première lecture nous rappelle que nous vivons le temps favorable. Temps au cours duquel l’œuvre de Dieu est en train de se réaliser dans nos vies. A l’époque du prophète Isaïe, il était question de la libération des déportés et du rassemblement de tous peuples à Jérusalem. Avec Jésus, cette libération et ce rassemblement sont devenus effectifs. Car sur la Croix, il a réconcilié les hommes avec Dieu afin qu’ils ne puissent former qu’une seule et unique famille. C’est pourquoi parmi ceux qui croient en Jésus, les divisions ainsi que le tribalisme ne devraient pas avoir droit de cité. Si on l’entend encore parler de tout cela, c’est le signe que nous avons encore un long chemin à parcourir. Laissons-nous donc illuminer par le Verbe de vie afin d’être à même de collaborer à l’œuvre de Dieu qui est vie et communion.
Bonne montée vers Pâques !
P. André MBALA, Combonien

