Les rebelles du M23 annoncent la décision de se « retirer, une fois de plus, sur leurs positions défensives d’avant le 6 avril 2022 », dans un communiqué de presse rendu public dimanche.
Ce, pour, dit-ils, « permettre la prise en charge de ses préoccupations à travers un dialogue franc et fructueux avec le gouvernement ».
Priorisant le chemin de dialogue, ces combattants rejettent cependant la responsabilité de derniers combats aux FARDC, qui selon eux, ont violé le cessez-le-feu unilatéral décrété par le M23. Le mouvement a également exprimé son « intention » de remettre au Comité international de La Croix Rouge les militaires qu’il dit avoir capturé sur la ligne de front.
Les M23 ont présenté sur le compte Twitter de Bertrand Bisimwa des personnes en tenue militaire identifiées comme soldats FARDC qui auraient été capturées. Ces personnes parlent des conditions de vie et de travail au sein de l’Armée et affirment que certains combattants FDLR seraient recrutés pour combattre aux côtés des FARDC.
Ce mouvement rebelle dit qu’il n’a jamais eu l’intention de faire des conquêtes des espaces pour les administrer.
Par ici, la situation sécuritaire reste préoccupante dans plusieurs agglomérations du groupement Jomba, dans le territoire Rutshuru, déjà abandonnées par la population suite aux affrontements entre les Forces armées de la République Démocratique du Congo et les rebelles du mouvement M23, qui ont refait surface dans le Rutshuru depuis le 27 mars dernier.
Cedrick Sadiki Mbala

