Nouveaux mandataires dans les entreprises de l’État : Me Jean-Bosco Lalo ne voit pas l’amélioration du social tant que des mandataires échappent au contrôle parlementaire !

« En quoi les services des portefeuilles améliorent-ils le social du congolais, lorsqu’ aucun des mandataires n’est soumis au contrôle de la représentation nationale ou provinciale ? », s’interroge Me Jean-Bosco Lalo, Coordonnateur national du Bureau National du Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo (CALCC).

Il a sans détour, salué les nouvelles nominations des mandataires dans les entreprises du Portefeuille de l’Etat, des Établissements et Services Publics, effectuées par le Président de la République, F. Tshisekedi récemment.

Au cours du Conseil des Ministres de ce vendredi 18 novembre 2022, le Chef de l’État est revenu sur lesdites nominations interpellant cette fois-ci les nouveaux mandataires, d’avoir constamment dans l’exercice de leurs fonctions, une conduite managériale qui repose sur la « bonne gouvernance » pour le bien-être social des congolais.

Cependant, « nous notons que dans notre pays, le concept de la bonne gouvernance comme tant d’autres concepts chers à la démocratie, sonne souvent creux car plusieurs de ses piliers (…) souffrent de manque criant de matérialisation », a affirmé Jean-Bosco Lalo dans la Tribune citoyenne de ce lundi à Kinshasa.

Dans cette perspective, il regrette que les Portefeuilles de l’État, loin d’améliorer le social de la population, gonflent les poches des politiciens qui y sont affectés comme mandataires et celles de ceux qui y ont placés leurs acolytes, non contrôlés par Parlement.

« Si privilégier la réalisation de l’intérêt général est le sens même de la bonne gouvernance, nos mandataires publics, nommés par affinités politiques ou sur proposition de leurs partis politiques proches du Pouvoir sont plus redevables à ceux-ci qu’au peuple, en quoi les Services des portefeuilles améliorent-ils le social du congolais, lorsqu’aucun des mandataires n’est soumis au contrôle de la représentation nationale ou provinciale ? », s’interroge Me Jean-Bosco Lalo.

« Souvent, on se bute au conflit d’intérêt ou les mêmes mandataires sont des membres actifs de l’Assemblée Nationale ou leurs proches ! », a-t-il fait savoir.

Germain Aboki


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