Les dispositifs mis en place en Ituri donnent l’impression de servir à disperser les groupes armés à l’intérieur au lieu de les neutraliser, ont déploré l’Archevêque et des évêques membres de l’Assemblée épiscopale orovinciale de Kisangani (ASSEPKIS), dans le message intitulé « Mon troupeau erre… Nul de s’en occupe ».
Les prélats catholiques de cette province ecclésiastique ont signé le 10 mars, à Kisangani, ce message adressé aux femmes et hommes de bonnes volontés.
Selon la source, l’ASSEPKIS constate que la tragédie en Ituri se poursuit malgré l’état de siège.
« Même la MONUSCO présente depuis longtemps dans le pays pour sa stabilisation et la récente mutualisation des forces avec l’armée ougandaise n’améliorent pas la chose », insistent les Prélats catholiques.
Ces derniers estiment que les massacres et tueries à grande échelle en Ituri sont commandités par les tireurs de ficelles qui profitent des souffrances du peuple de l’Ituri.
« Pire encore, ces agressions se font même contre des camps de déplacés, souvent non loin des positions des forces de l’ordre qui sont censées protéger les civils d’une manière spéciale », poursuivent-ils.
L’Archevêque et les Evêques de l’ASSEPKIS condamnent cette situation qui date de 2017 en Ituri.
« Nous assistons à un regain d’indescriptibles violences et atrocités, ainsi qu’à un renforcement de groupes armés, en équipements de guerre et en effectifs. Des attaques massives avec armes de tout ordre sont menées par des membres des groupes armés locaux et étrangers contre des villages sans défense », décrivent ces pasteurs.
Ils font remarquer que des mouvements désordonnés des étrangers sont observés quasiment dans tous leurs diocèses, recommandant au Gouvernement d’assumer ses responsabilités, aux groupes armés de cesser les atrocités, à tous les complices de cesser leurs manœuvres, aux populations de l’Ituri de ne pas céder à la manipulation et à la communauté internationale d’appuyer positivement la recherche de la paix et de la cohésion pour tous.
L’ASSEPKIS regroupe les diocèses de Kisangani, Mahagi-Nioka, Bunia, Isiro-Niangara, Dungu-Doruma, Wamba, Bondo, Buta et Isangi, renseigne-t-on.
Parfait Monsengwo

