C’est avec toute reconnaissance que la société civile de la République démocratique du Congo (CALCC et ses partenaires) a salué ce lundi 26 septembre 2022 à Kinshasa, le discours du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, à la 77ème Assemblée générale des Nations unies, où le Président de la République a notamment dénoncé l’agression du Rwanda contre son pays, la RDC, devant l’ONU et le monde entier.
Pour le Révérend Jean Baptiste Mbilizi, le Président de la République a sans ambiguïté, porté tout haut la voix de tous les congolais. Félix Tshisekedi a dans son speech à l’ONU, présenté ce que toute la population congolaise fustige face au silence de la Communauté internationale, a-t-il laissé entendre.
Parlant de la situation sécuritaire en RDC, plus précisément dans l’Est du pays, « nous sommes inquiets de la déclaration du Secrétaire général de l’ONU qui démontre que la RDC est faible face à la rébellion dans l’Est », a-t-il souligné.
Selon cet acteur de la société civile, Expert du CALCC et Représentant de l’Eglise de Pentecôte Cité de Gloire (ECG), il est important dans ce contexte, de passer après le discours, aux actions concrètes pour contrecarrer le plan de l’ennemi contre la RDC, estimant que le pays de Lumumba est en réalité en guerre, en analysant scrupuleusement la déclaration faite par le SG de l’ONU sur la situation sécuritaire en RDC où António Guterres a affirmé dans les médias occidentaux que les rebelles M23 détiennent un armement et des équipements de guerre plus sophistiqués que la Monusco et les Forces armées de la RDC sur terrain.
Pour le Révérend Jean Baptiste Mbilizi, la déclaration du SG est un argument de taille pour la RDC qui devrait présenter dans ses plaidoyers face aux nations du monde, que ce qu’elle vit dans la partie Est de son territoire, n’est pas une rébellion mais plutôt une « agression », car une rébellion ne peut être plus forte qu’un État et les forces de l’ONU représentées par la Monusco en République démocratique du Congo, c’est ce que le Gouvernement congolais devrait retenir, a-t-il dit.
Et d’ajouter, « nous sommes obligés de chercher qui nous aider et non de faire la guerre contre l’ONU » en réclamant le départ de la Monusco sans préparation. Au stade actuel, il faut une diplomatie puissante pouvant toucher le cœur de nos alliés et bâtir une armée forte, a-t-il indiqué.
Germain Aboki

