Au cours du Conseil des Ministres du vendredi passé, le Vice-premier Ministre de l’intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaire Coutumières ; ainsi que celui de la Défense Nationale et Anciens Combattants ont brossé le contexte sécuritaire de la RDC. Comme d’habitude, ces autorités ont affirmé que la situation est sous contrôle.
« De manière globale, tout est sous contrôle des Forces de défense et de sécurité », lit-on dans le compte-rendu de ce dernier Conseil des ministres.
Cependant, « le contexte sécuritaire du pays est extrêmement préoccupant avec cette augmentation sensible des zones de tension : 1. Ituri (Djugu,Irumu, Mambasa,..) ; 2. Nord-Kivu (Beni, Bunagana,…) ; 3. Mai-Ndombe ( Kwamouth, Kutu,…) ; 4. Kassaï Oriental (Katanda,…) ; 5. Kwango ; 6. Kwilu,… », a fait savoir Me Jean Bosco Lalo, Coordonnateur du Bureau national du CALCC, au cours de la Tribune citoyenne d’échange organisée ce lundi 26 septembre 2022.
« Au vue de la persistance et l’augmentation de nombre des Provinces en insécurité, le Conseil de l’apostolat des Laïcs catholiques du Congo et ses partenaires constatent malheureusement qu’il y a une faible volonté de mettre fin à cette situation de la part du Gouvernement. Même la persistance du phénomène Kuluna dans Ville/Province de Kinshasa en est la preuve éloquente », a-t-il indiqué dans son intervention.
« A part, l’adoption de l’Ordonnance portant la prorogation de l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu, devenu une habitude malheureuse, le Gouvernement n’accorde pas assez d’importance aux questions sécuritaires qui constituent un simple point d’information sans aucune résolution. Nous sommes fatigues avec la formule traditionnelle du Ministre de la Défense qui, ordinairement déclare que les dispositions sont prises pour mettre fin à ces violences alors qu’en réalité aucune disposition n’a été prise, la preuve étant la détérioration sur terrain au quotidien de la situation sécuritaire », a renchéri le Coordonnateur du CALCC.
« Nous demandons, une fois de plus à notre Gouvernement de se mettre effectivement au service de la population et d’être attentif à son cri de détresse », a-t-il poursuivi.
C’est dans cette logique que Me Jean Bosco Lalo plaide pour un débat et prise des résolutions aux Conseils des ministres que des simples informations comme d’habitude, s’agissant de la question sécuritaire sur l’ensemble du territoire national.
Germain Aboki

