Une violence « inouïe » est observée tôt le matin du mardi à Kilo-Mission, dans le territoire de Djugu, en Ituri avec au moins 18 personnes tuées par des miliciens CODECO.
» Parmi les victimes, il y a des femmes et un enfant de 3 ans », a affirmé M. Jonas Wanelo Kemo, acteur politique, à Laicdanslemonde.net.
“Ils sont arrivés vers 5 heures du matin et ont tué à l’aide de la machette et arme à feu la paisible population à Kilo-Mission chez les prêtres. Ils ont aussi incendié un véhicule qui était sur place avant que les FARDC n’interviennent pour les chasser. C’est vraiment un carnage qu’ils ont commis ici”, a-t-il expliqué.
Le bourgmestre de la commune rurale de Mongbwalu a dit avoir instruit la Croix-Rouge locale de prendre en charge les corps.
Les affrontements se sont poursuivis entre l’armée et les assaillants jusque dans la journée. Les activités sont perturbées dans la région. C’est aussi dans la même zone qu’au moins six négociateurs de la paix dépêchés par la Président de la République sont retenus comme otages depuis le 16 février dernier par les miliciens CODECO.
C’est la deuxième attaque meurtrière dans la zone depuis le début de l’année. Le 15 février, 18 autres civils ont été tués au village Sciérie Abelkozo, dans le secteur des Banyali Kilo après plusieurs alertes faites par la société civile sur une probable attaque des miliciens. Plusieurs observateurs déplorent la non prise en compte par l’armée des alertes de la population sur les mouvements des assaillants. Tout ceci dans un contexte de l’état de siège décrété depuis le 6 mai dernier en Ituri et au Nord-Kivu, mais dont les résultats sont loin de faire l’unanimité.
La Journée internationale de la femme est transformée dans ce coin de la RDC à une journée de pleurs et d’angoisses.
Parfait monsengwo

