Au cours de la troisième tribune citoyenne d’échange organisée lundi par le Bureau national du Conseil de l’Apostolat laïcs catholiques du Congo (CALCC) ainsi que les organisations de la société civile et mouvements citoyens, la perturbation liée à la pénurie de carburant à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, ces deux dernières semaines, a été abordée.
En analysant ce sujet qui a été exploité lors de la soixante-huitième réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 9 septembre, la Tribune citoyenne d’échange, par le biais du Président national du CALCC, Jean Bosco Lalo, a déclaré ouvertement qu’un Etat responsable est celui qui sait prévoir et, est prêt à toute éventualité.
« Nous sommes sans ignorer que la perturbation de l’offre du carburant particulièrement à Kinshasa, est une conséquence du conflit entre la Russie et de l’Ukraine sur le marché mondial, néanmoins un Etat responsable est celui qui sait prévoir et, est prêt à toute éventualité « , a affirmé Jean Bosco Lalo.
Elle a appelé le Gouvernement à mener de nouvelles actions afin de réduire la pression sur les finances publiques et sur les revenus des entreprises, mais en même temps garantir la disponibilité du carburant aux consommateurs aux stations-services qui, selon elle, est une première urgence.
« Avant le prochain conseil des ministres, nous demandons que ces résultats arrivent le plus tôt possible, notamment renforcer le rôle moteur de la société pétrolière nationale dans la sécurité des approvisionnements du pays ; remettre la Société congolaise des industries de raffinage (SOCIR) dans sa fonction première de raffinage du pétrole brut lourd et léger ; nettoyer sans complaisance, la structure de prix et ce, dans le plus bref délais enfin requalifier les fonctions et la gestion du stock stratégique de sécurité « , a énuméré le président du CALCC.
Au sujet de la grille tarifaire du transport qui n’est plus respectée ces derniers temps par les taximans et les motocyclistes communément appelés « wewa » à Kinshasa, la tribune citoyenne d’échange a appelé le Gouvernement d’ouvrir grandement l’oeil sur cette mauvaise pratique qui, selon elle, met à mal la mobilité en sanctionnant les contrevenants.
Agath Miezi

