Depuis sa prise des rênes du pays, Félix TSHISEKEDI, mieux sa gestion du pays se heurte à des piques de tous ordres de la part des prélats, particulièrement du cardinal Fridolin AMBONGO et de l’abbé NSHOLE qui restent intraitables vis-à-vis de ce régime, en dépit des cadeaux leur offerts dont des jeeps pimpantes neuves.
Accusé maintes fois par les partisans du régime actuel de rouler pour l’opposition tant il prend généralement des positions très tranchées et sèches parce que méconnaissant tous les efforts de (bonne) gouvernance affichés par la majorité au pouvoir, le cardinal Fridolin AMBONGO a encore frappé, depuis la ville de Kikwit où il séjourne pour le lancement de l’Assemblée Épiscopale Provinciale de Kinshasa.
N’ayant jamais sa langue dans sa poche lorsqu’il s’agit de critiquer le pouvoir de Félix TSHISEKEDI, il a notamment lâché avant-hier devant une foule nombreuse venue l’écouter ce qui suit : « A regarder de près ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays, autour de nous, le peuple congolais, malgré l’immensité des richesses de son sol, son sous-sol, ses eaux, ses arbres et forêts, malgré tout ça, le peuple congolais est aujourd’hui classé parmi les peuples les plus malheureux de la terre »; constate-t-il. A l’en croire, le mal est bien plus profond qu’on ne l’imagine. « En tout cas, le pays va mal, le Congo va très mal…qu’on ne vous trompe pas »; prévient-il l’assistance. Il poursuit en ces mots: »Il y en a qui vous tiendront des discours en vous faisant croire que vous êtes au paradis. Alors si ce Congo d’aujourd’hui est le paradis, moi je refuse d’aller au paradis ».
L’esprit de l’article 64 de la Constitution
Ce prélat catholique lance un appel vibrant pour la prise de conscience patriotique conformément à l’esprit du premier alinéa de l’article 64 de la Constitution. Il avance notamment que : »Nous ne devons pas rester là à ne rien faire. Nous devons agir, nous devons nous prendre au sérieux, nous prendre en charge »; assène-t-il d’un visage plutôt renfrogné.
Il a conclu son propos en faisant plus ou moins un revirement à 160° selon certaines langues (pour ne pas parler d’un amalgame), du fait qu’il a tiré la sonnette d’alarme sur la souveraineté du pays qui est en danger.
Ce qui n’est ni anormal encore moins anodin étant donné les menaces de guerre ouverte que le président rwandais, Paul KAGAME venait de proférer contre la République. « La souveraineté de notre pays est en danger ; nous passons l’éclair de notre temps, à longueur de journée, à discuter sur les postes, sur l’argent…les devises étrangères au détriment de la respublica »; conclu-t-il.
Piques réveilleuse pour le pouvoir
Nul ne peut se juger objectivement soi-même.
C’est à partir de la critique, acerbe soit-elle, qu’une personne, parvient à s’autoévaluer, qu’un gestionnaire arrive à réajuster les stratégies et/ou les mécanismes de sa gestion. Et il est plausible que l’opposition se livre à cet exercice certes, mais l’église aussi a la mission prophétique de rappeler les promesses non tenues, voire ce qui doit être fait pour le bien-être du peuple. En clair, les piques-feu de Fridolin AMBONGO, aussi longtemps qu’il les fait sans intention de nuire, contribuent à casser les sentiments narcissiques et le prima du moi dans le chef des gouvernants, pour s’appesantir sur les vrais problèmes étreignant les gouvernés.
Jusqu’à présent, en dehors des récriminations des uns et des ovations des autres sur le net, lesquelles sont faites par des simples sympathisants d’un côté du régime, de l’autre de l’opposition, aucun gestionnaire ou responsable politique de première ligne n’a encore réagi. Mais certainement que les réactions ne tarderont pas, et certaines pourront être déplacées comme ç’a toujours été le cas lors de pareilles sorties médiatiques.
Wait and see !
Dieu merci KANDA MPOYI

